Golmy,l’histoire d’un village en plein expansion

Situé à 24 km de Bakel,Golmy fait partie de la commune rurale de Ballou qui est composée de 12 villages.Cette localité fondée en 1070 est l’un des plus gros villages du département de Bakel,où L’émigration  constitue pour les populations de Golmy, un facteur de réussite sociale et un moyen de lutte contre la pauvreté.

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La commune rurale de Ballou, non loin de la Falémé   (petit fleuve et affluent du fleuve Sénégal), est située dans le département de Bakel, région de Tambacounda.

 Situé à 15 km de Ballou  chef  lieu de la commune rurale et village centre  GOLMY est limité à l’Est par Yaféra, à l’Ouest par le village de Kounghany, au Nord par le fleuve Sénégal et  au Sud par le village de Guéthié.

 En termes d’accessibilité, les voies  menant au village sont constituées de pistes  latéritiques praticables et accessibles en voiture du mois d’Octobre à la fin Janvier ; par contre, elles deviennent  difficilement  praticables en période hivernale précisément à partir du mois de Juillet et quasi impraticables  à partir du mois d’Août. Pour preuve, à partir du mois d’Août jusqu’en fin Octobre, les pirogues par la voie fluviale demeurent le seul moyen d’accès au village.

 Historique

 GOLMY qui  en Soninké signifie  « Les Travailleurs » sans autres précision sur l’origine du nom aurait été fondé vers 1070  par Gourang Camara originaire de Golmynkharé en Mauritanie venu s’installer dans la zone  au gré de ses pérégrinations pour d’une part,  les besoins de la chasse et d’autre part, la recherche de pâturages, de terres arables dans les  Folo et le Diéry.

 Sa famille  assume le titre de « Débégoumé » dans le respect de la tradition. Aujourd’hui, son petit fils  Galadio CAMARA perpétue la tradition,   assure la chefferie traditionnelle et préside aux destinées de la localité.

DEMOGRAPHIE ET ASPECTS SOCIO-ECONOMIQUES

 Caractéristiques sociodémographiques

  Population

 Selon  les données issues du dernier recensement de la communauté rurale de Ballou de 2004 actualisées lors de la collecte des données sur le terrain, sur le plan démographique, la population totale de GOLMY qui est un gros village est estimée à 6438  habitants inégalement répartis dans les130 concessions du village. Cette  population est aujourd’hui supérieure à 7100 personnes.  C’est le village le plus peuplé  parmi les 12 qui composent la Communauté Rurale de Ballou. Malheureusement, le sex-ratio au niveau de GOLMY  n’est pas déterminé et précis dans ce diagnostic.

 Sur le plan culturel, GOLMY, est un village pluriethnique, majoritairement  constitué de Soninké (98%) à côté des Peulh, des Bambara et des Wolof tous d’obédience musulmane ; vivant en parfaite harmonie dans l’espace villageois.

 Sur le plan linguistique, les populations sont assez ouvertes en ce sens que, en dehors du Soninké  qui est ici  la langue de référence ou commune, les habitants sont polyglottes car les autres langues parlées  dans le village sont le Pulaar, le Bambara, le Wolof et le Français.
 

Migration

 Le phénomène migratoire est très marqué dans la localité. Les grands flux vers la France dateraient du début des années 50. Outre la France qui abriterait 90% des émigrés du village, d’autres pays comme les Etats-Unis, la RD Congo, la Côte d’Ivoire, les Etats-Unis, l’Angleterre, l’Allemagne sont des destinations des fils de ce terroir. « La chambre de GOLMY » de Niayes Thioker  à Dakar a hébergé des centaines de fils de Golmy en partance pour l’Extérieur. De nos jours, cette chambre  financée à 100% par les cotisations des émigrés existe et  constitue le pied à terre des jeunes en attente de billet d’avion ou de visa pour « l’Eldorado ».
L’émigration  constitue pour les populations de Golmy, un facteur de réussite sociale et un moyen de lutte contre la pauvreté.  Des flux sortants  sont notés ; lesquels concernent essentiellement les jeunes  et même les adultes avec comme principale destination, l’Afrique centrale, l’Europe et principalement l’Espagne et la France et les USA au niveau externe. Cette migration contribue de manière décisive au relèvement du panier de la ménagère en termes de plus-value avec notamment,  les revenus de transfert en direction des membres de la famille restés au village. Ces revenus de transfert émanant des ressortissants installés à l’étranger participent également à toutes les actions d’intérêt communautaire initiées dans le village pour son développement. Il en est ainsi de la  construction et de l’équipement de la grande mosquée, de la construction et de  l’équipement de l’école primaire II, du CEM, le Lycée de Golmy, de la Madarsa  et un marché qui sont  entre autres des réalisations entièrement financées par les émigrés de Golmy.

 Il y a aussi un marché hebdomadaire tous les mardis où on trouve tous commerçants des villages voisins.

 Golmy a sa propre pharmacie qui nous dispense d’aller jusqu’à Bakel pour trouver les médicaments des  patients.

 

Caractéristiques socio-économiques

 Les différents secteurs d’activité

 Les différents secteurs d’activités sont relatifs à l’agriculture, l’élevage, la pêche, le transport, le maraîchage et le commerce dans une moindre  mesureDu coup, ces activités constituent les principales sources de revenus des populations de la localité à côté bien entendu des revenus de transfert.
  L’agriculture

 L’agriculture pluviale  est la principale activité des populations et occuperait plus de 80% des actifs  du village à côté des cultures de décrues qui ont des rendements non négligeables et le maraîchage.
Sur le plan pédologique, la texture des sols constitués des sols deck et deck-dior est favorable à la culture de spéculations comme le mil, le sorgho, le maïs, le  niébé et  l’arachide.
A Golmy, il n’existe pas de culture de rente ; toutes les récoltes de mil, de maïs de niébé et d’arachide  sont utilisées pour la nourriture des familles.
La part des revenus agricoles occuperait 45% des revenus globaux des populations de la localité ; d’où le lourd fardeau que portent les natifs de Golmy vivant à l’extérieur à travers  les revenus de transfert.

  L’élevage

 L’élevage est la deuxième activité des populations après l’agriculture.
C’est un élevage  traditionnel de type extensif avec un cheptel constitué  de 2825 têtes dont 1700 bovins, 1000 ovins et caprins, 25 équins et 100 assins.

 En dehors des difficultés relatives à  la valorisation optimale des produits dérivés de cette activité à savoir la commercialisation de la  viande, du lait, des peaux, des cornes etc., l’abreuvement du bétail constitue une difficulté majeure pour les populations du village.

  En effet, le fleuve se trouvant  loin  des pâturages à environ 15km, l’insuffisance de l’eau ne  permet pas  aux troupeaux de s’abreuver normalement avant la saison des pluies qui s’installe à partir de fin juin. Cette situation explique dans une large mesure la mobilité  et la transhumance du cheptel à la quête de nouveaux points d’eau.

 La  Pêche

 Elle est pratiquée par les familles Bambara venant du Mali et quelques personnes natives de Golmy. Les prises sont assez moyennes et contribuent positivement à l’équilibre alimentaire des populations. Depuis l’érection des barrages  sur le fleuve Sénégal, on remarque une raréfaction des ressources halieutiques aussi bien au niveau du fleuve qu’au niveau des marigots tels que Benné, Torokawanté, etc…..

  Le Transport

 Le transport  qui est un secteur investi par quelques natifs de Golmy ayant bénéficié d’appui pour avoir un véhicule n’est un domaine où la rentabilité n’est pas évidente. Les pistes sont très mauvaises et ne sont praticable que de la fin du mois d’octobre à la fin du mois de juillet. Les pirogues  motorisées sont alors utilisées pour la circulation des biens et des personnes. La mobilité des populations est assurée par seulement trois familles présentes dans le secteur du transport à la pirogue motorisée.

 Le Maraichage

Le maraîchage est une activité à laquelle les femmes, organisés en GIE ou groupements  s’adonnent.  Les femmes de Golmy exploitent une grande superficie à l’Est du village où ; le tarissement du seul puits existant à partir de fin mars, freine leur ardeur au travail. Malheureusement, cette activité, à l’image de toutes les autres activités des populations de la localité,  n’a  pas encore  atteint son véritable potentiel de production du fait d’une part,  de la rareté de l’eau et, d’autre part, de la faiblesse de la production, de l’étroitesse des marchés et des difficultés de commercialisation.
La rareté de l’eau  ne permet pas le développement de cette activité génératrice de revenus pour les femmes

  Le Commerce

 Le commerce  dont les principaux tenants sont constitués de 5 familles de Golmy et des Baol-Baol originaires de la région de Diourbel. Il concerne en général les produits de première  nécessité comme le sucre, l’huile, le lait, le riz etc. Du fait de la proximité des pays comme le Mali et la Mauritanie, il y’a une grande frénésie par rapport aux marchandises de contrebande. Quelques rares natifs du village s’y exercent mais ; plutôt dans le petit commerce. C’est donc dire que le monopole du commerce est tenu par les allochtones.

  SITUATION HYDRAULIQUE

  Infrastructures hydrauliques

 Les deux extrémités Est et Ouest sont les seuls endroits où on peut trouver des puits dont l’eau est potable et  propre`à la consommation comme eau de boisson. Sur une distance de 1,5 km d’Est en Ouest et sur une longueur de 500m,  tous les puits (42) ont une eau salée. C’est pourquoi, la population dans sa grande majorité  utilise l’eau du fleuve. Un seul forage MFT  a été identifié dans l’espace villageois. Il a été  mis en place en 1999. Il  compte 1 abreuvoir, est non équipé et se situe  à l’Ouest du village. Le cheptel, à partir du mois de mars, utilise l’eau du fleuve pour l’abreuvement. 
La rareté des points d’eau potable pour une population de plus de 7000 habitants, l’utilisation de l’eau du fleuve serait à l’origine de la récurrence des maladies hydriques comme les diarrhées-vomissements, les épis gastralgies et parfois même le choléra. Depuis plusieurs années, le village s’est mobilisé pour l’obtention d’un château d’eau plus l’installation de bornes fontaines dans les maisons pour résoudre de manière définitive, la question de l’accès à l’eau potable dans le village.  

  En effet, le manque d’eau est criard dans le village puisqu’au sortir du diagnostic, il apparaît clairement que  l’eau est insuffisante en quantité avec une qualité douteuse ; impropre à la consommation comme eau de boisson. Dès lors, il en découle que la norme des 35litres par personne et par jour préconisée par l’OMS est loin d’être atteinte dans l’espace villageois dans la mesure où, pour les  7100 habitants du village, la satisfaction des besoins en consommation domestique des ménages est très faible. En effet, en matière d’eau potable, l’approvisionnement est jugé très insuffisant par les populations avec une eau salée,  fade et une ambiance de conflits réels autour des points d’eau et au sein des habitants  à cause notamment  de la raréfaction de l’eau potable puisque la majeure partie se situe dans la zone où des puits est salée.

 Les principales contraintes par rapport à ces infrastructures hydrauliques concernent le manque d’hygiène, la stagnation des eaux usées autour des puits et la recrudescence des maladies diarrhéiques,  des dermatoses et du choléra.

 Qui plus est, à cause de la « faiblesse des moyens » pour vider les fosses sceptiques, se posent avec acuité des problèmes d’hygiène et d’assainissement qui, à terme, peuvent générer des problèmes de santé publique au niveau de l’espace villageois. Dès lors, la formation des populations en gestion des infrastructures hydrauliques et de l’environnement contribuerait à n’en pas douter,  à développer un sentiment de conscience citoyenne en matière de gestion de l’environnement, du cadre de vie et de lutte contre les décharges sauvages aux alentours du village.

 Par  ailleurs, dans le cadre de l’identification des  sites potentiels pouvant abriter le forage MFT, 3 endroits ont été ciblés par les populations au prétexte que, une étude géophysique qui aurait été faite par  la BPF de Goudiry dans le  village a effectivement confirmé que  le forage à ces endroits pourrait être positif :

 -Site 1 : A  1,150km à l’Est de la place publique faisant office de  centre du village entre le Poste de santé et la maison de la famille TOURE.. 
-Site 2 : A 1,100km à l’Est du centre  village entre l’Ecole Moussa CAMARA et la Madarsa sur la piste venant de Yaféra.
-Site 3 : A 1,200km `l’Ouest du centre du village  à Golmyncany, sis au forage de 1999

  Les ressources en eau

 En dehors du fleuve Sénégal qui se trouve au Nord du village, les ressources en eau de surface de Golmy  sont essentiellement constituées de 3 trois grandes mares dénommées « Sakintéré à 200 m du centre du village, « Torokawanté » à 2km du village et « Benné »à 3km de Golmy. Ces mares sont utilisées pour l’abreuvement du cheptel jusqu’en fin mars. Le fleuve Sénégal à 150m constitue une alternative aux problèmes d’eau et pour les populations comme pour le cheptel.
Tout cela est de l’histoire ancienne car Golmy dispose de son château d’eau financé par les émigrés. Les robinets pour l’eau potable sont arrivés dans les maisons.

 Il y a aussi les robinets publics dont l’eau est commercialisée pas si cher.

  CARACTERISTIQUES DES SERVICES SOCIAUX DE BASE

 Les Services de Santé

 Golmy  dispose d’un poste de santé  construit en 1964.  
Le poste  de santé avec des latrines séparées au nombre de 2 est doté d’une maternité. Il renferme 3 bâtiments dont 1 salle de soins. Le personnel de santé est constitué d’un  Infirmier chef de poste (ICP) et d’un dépositaire, d’une matrone, d’une femme de charge et d’une femme responsable de tickets.  L’absence de sage femme au niveau du poste de santé fait que les visites pré et post natales sont effectuées au District Sanitaire de  Bakel distant de 24 km.
Il convient de signaler que l’absence de sage- femme au niveau du poste de santé constitue une vive préoccupation pour les populations de la localité.
On compte un puits situé dans l’enceinte du poste de santé pour régler la  question de l’approvisionnement de la structure sanitaire en eau.
En termes d’accessibilité et de fréquentation, les résidents du village  bénéficient  de soins sur place  sauf  s’il s’agit d’une urgence signalée comme l’évacuation des malades et des femmes en grossesse vers des centres spécialisés.

 Au demeurant, selon les statistiques recueillis auprès de l’ICP, on ne dénombre pas moins de 400consultations par mois au niveau du poste de santé. Les principales causes de consultation sont entre autres relatives aux maladies diarrhéiques et au paludisme.
Un comité de gestion de la structure de 8 membres  est chargé de l’administration du comité de santé.

 L’éducation

 Le système éducatif au niveau de Golmy tourne autour de 2 écoles  primaires, du CEM et des Madarsa. 
Le CEM de Golmy a été construit en 1999. C’est un établissement  de  quatre bâtiments. On note la présence de 4 latrines séparées dont 2 pour les femmes  et 2 pour les hommes.
L’APE du CEM de 10 membres est constitué des parents d’élèves et du corps enseignant  qui gère de manière collégiale la structure.
Avec un effectif de 555 élèves dont 327 garçons et 128  filles en 2008, l’école est bien pourvue en personnel enseignant dans la mesure où on compte 10 hommes constituant le corps professoral. Le CEM avec  huit salles de classes  dont six construites par le village sont une réalisation des émigrés du village.

 Le CEM polarise 2 villages sur une distance de 7km.

 L’Ecole Primaire Moussa CAMARA (Ecole I)  compte 12 classes avec un effectif de  798 élèves en 2008 dont 480 garçons contre 316 filles. Des classes double flux sont notées au sein de l’établissement  avec un personnel enseignant composé de 14 maîtres. L’école est dotée d’un puits dans son enceinte au même titre que de latrines comme lieux d’aisance. Une APE de 8 membres constitués des parents d’élèves et du corps enseignant gèrent l’école de manière collégiale.

Il en est de même pour  l’Ecole II  construite en 2006, avec 179 élèves dont 79 garçons contre 100 filles. Avec un personnel enseignant composé de 6 enseignants dont 3 femmes. L’école est dotée d’un puits dans son enceinte au même titre que de latrines comme lieux d’aisance. Une APE de 8 membres constitués des parents d’élèves et du corps enseignant gèrent l’école de manière collégiale.
 

Les Equipements

 En termes d’équipements, Golmy est un gros village, malgré ses difficultés d’accès à l’eau potable à l’image des autres localités de la zone du socle. En effet, Golmy  est   électrifié ;  bénéficie d’infrastructures comme le bureau de Poste,  la grande mosquée avec ses latrines, les moulins à mil pour l’allègement des travaux domestiques des femmes et d’un marché sous forme d’abri provisoire.

 L’hygiène et l’assainissement

 La problématique de l’hygiène et de l’assainissement est reléguée au second plan  dans l’espace villageois faute de sensibilisation. Seuls les jeunes et les comités de quartiers sont actifs dans le domaine de l’assainissement dans le village.
Par rapport au système de stockage et dans le cadre de la gestion de l’eau pour la consommation, celle-ci  est  conservée dans des canaris, des fûts et des  bassines.

  DYNAMIQUE ORGANISATIONNELLE

  Les OCB

 La dynamique organisationnelle au niveau du village est centrée autour d’une douzaine de GIE et de GPF.dont les plus représentatives sont :

 -Le  GIE Xoronkany est formel  avec un  bureau. Il est  constitué de 27  membres dont 17 femmes et des activités  relatives à l’agro-pastoralisme. . Il a la SAED comme partenaire et on  ne lui connaît aucune réalisation si ce n’est l’existence d’un périmètre maraîcher.

 -Le  GIE Séléry est formel  avec  un  bureau. Il est constitué de 39 membres toutes femmes et des activités  relatives au commerce, au maraîchage et aux micro-crédits (Autofinancement et crédits rotatifs).On  ne lui connaît aucun partenaire. Cependant, ses réalisations concernent la vente des produits maraîchers et la vente des produits de la teinture.

 –Le  GIE Golmynkany est formel avec un  bureau. Il est constitué 147 membres dont 43 femmes et des activités  relatives au domaine  agro-pastoral. Toutes ses actions relèvent de l’autofinancement.

 –Le  GIE Golmy Sandaga, est formel avec un  bureau. Il est constitué 149 membres dont 37 femmes et des activités  relatives au domaine  agricole, à l’élevage, au commerce et aux bâtiments. Toutes ses actions relèvent de l’autofinancement. C’est d’ailleurs le GIE qui possède la plus grande boutique de denrées alimentaires du village.

 -Le  GIE Mounnafa, est formel avec un  bureau. Il est constitué 62 membres dont 45 femmes et des activités  relatives au domaine  agro-pastoral et au commerce. Toutes ses actions sont soutenues par des partenaires comme la SAED et Hortiback.

 -Le  GPF Golmy, est formel avec un  bureau. Il est constitué 82 membres toutes femmes et des activités  relatives au domaine  agro-pastoral et au commerce. Toutes ses actions sont soutenues par des partenaires comme la SAED et Hortiback. C’est un GPF qui possède un périmètre maraîcher.

 Ces 6 OCB souffrent encore d’un manque de financement de la part des structures financières décentralisées (SFD), d’appui institutionnel et de partenaires pour l’atteinte de leurs objectifs.

  Les Comités  de Gestion

 Seuls les GPF  et GIE des femmes ont été identifiés comme OCB ayant une  structure de gestion à côté des APE et du comité de gestion du poste de santé qui sont plutôt ;  des structures officiellement institutionnalisées  dans le village.

 Pour les GPF et GIE des femmes ; bien que formels, leur gestion quand bien même elle serait efficace relève de l’informel.

 Les APE  au niveau du CEM et des 2 écoles primaires de Golmy constituent les cadres de la gestion concertée entre parents d’élèves et corps enseignant pour la bonne marche des établissements scolaires. Il en est de même pour le comité de santé.

 Au sortir de ce constat, il s’avère indispensable d’accompagner les populations dans la formation en gestion des infrastructures hydrauliques pour en assurer  la pérennité et la maintenance au grand bénéfice des résidents de la localité. Cela pourrait passer par le renforcement de l’encadrement des embryons d’organisations identifiés dans Golmy à l’image de la structure de gestion du GIE Golmy Sandaga, Mounnafa et du GPF Golmy des femmes de Golmy.
 

6. LES BESOINS ET PROBLEMES EXPRIMES ET SOLUTIONS SOUHAITEES

 Les besoins et problèmes exprimés sont relatifs à l’augmentation des points d’accès à l’eau potable au niveau du village,  le désenclavement de la localité par l’érection d’une piste de production et l’électrification du village.
 

Les 3 Principaux Besoins exprimés par le Village

 

Priorités ou Contraintes

Solutions ou Actions

  1. Insuffisance de l’eau

-Mise en place d’un Forage

  1. Enclavement

-Construction d’une Piste de production

  1. Absence de Maternité
  • construction d’une Maternité

 

CONCLUSION

 A l’instar des autres localités de la communauté rurale de Ballou et de la zone du socle en général, Golmy souffre d’un manque criard en eau pour la satisfaction en consommation domestique des ménages et pour l’abreuvement du cheptel. Les infrastructures existantes sont traditionnelles et  ne satisfont pas les populations en termes d’approvisionnement correct en qualité et en quantité. Malgré le nombre assez impressionnant de puits privés identifiés dans le village, ces derniers ; dans leur grande majorité, sont impropres à la consommation des hommes.

 Quelques dates importantes de Golmy :

 De 1895 à 1958 Golmy était le chef lieu de canton du Goye supérieur dont les chefs successifs sont Mamadou ou Ali Keïta, Diarra Gassama et Sada Ciré Timéra. A la suppression du régime de chef de canton, il abritera pendant vingt cinq (25) ans de 1958 à 1983 un centre secondaire d’Etat civil.

 Les derniers chefs de village de Golmy de 1945 à nos jours sont :

 -Moye Toumany : 1945-1951

 – Bakary Sada: 1951-1981

 -Bakary Caca: 1981-1989

 -Dramane Ndiabou : 1989-1994

 -Bouna Néné : 1994 -1997

 -Silman Camara : 1997-2004

 -Boubou Lassana Camara : depuis 2004

 Les marabouts

 Enfin les Maréga puis les Cissé étaient les premiers marabouts du village mais ce sont les Tandjigora qui jouèrent pleinement cette fonction. Issu de l’illustre famille maraboutique de Khounghany le « hodje » (demeure du marabout) jouissait d’une très grande renommée au-delà même des limites du Gajaga en la personne du grand érudit El hadj Harouna Tandjigora. A côté du « hodje » deux foyers de mémorisation du coran se distinguaient ceux des Doucara et des Coulibaly.

 Quelques dates repères :

 1922 : première école élémentaire

 1958 : la grande inondation ;

 1971 : l’épidémie de choléra

 1979 : la construction de la grande mosquée de Golmy

 golmy.net

 

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