La diaspora soninké investit,l’Etat inactif .

Depuis des décennies, de Gadiaga au khayré et de Guidimakha au diafounou…, en région soninké les habitants dépendent des mandats de ses fils expatriés en occident.Ils se chargent d’assurer les dépenses de leurs foyers et parents restés au bled.Ils participent aussi au développement de leurs villages par des investissements dans des domaines tels que la santé,l’éducation, l’assainissement,le sport …mais l’Etat semble oublier ses zones . 

(Centre de formation professionnelle de bakel)

Il est de coutume pour tout jeune soninké expatrié en occident où ailleurs de participer au développement de son terroir.A travers des investissements sanitaires, éducatives, loisirs ,assainissement et création d’emplois.
Ceci qui a permis à des villages loin des grandes villes d’avoir une mode vie comparable aux citadins.

Autrement en milieux soninké ce qui est surprenant c’est l’engagement et la témérité de ses fils réunis souvent au sein d’associations villageoises depuis la diaspora pour investir dans leurs localités. C’est l’exemple de Bakel où un centre de formation professionnelle a vu le jour en 2011 ,également on peut cité le forage de dernière génération construite à Diawara, en passant par la construction d’établissements à Golmy, de poste de santé à Gabou et Arroundou, de mosquée à Diaguily…tous financés par la population elle même. 

(La grande mosquée de Diaguily)

Malgré la construction d’établissements sanitaires, éducatives, professionnels sur fonds propre des villageois …le personnel manque. Un problème qui existe dans le gadiaga ,le khayré,le Guidimakha ,le boundou …

(La maison communautaire de Ballou à Dakar)

Aujourd’hui l’engagement de l’état  n’est pas visible. Sauf en période électorale où les politiciens se convergent tous en régions soninké à la quête d’électeurs . Tous apportent des projets ambitieux mais après les élections c’est un silence radio. 

Le manque d’engagement de l’état peut s’expliquer par l’absence des soninkés dans la politique. Car la communauté à tourné le dos à la politique depuis la chute de l’empire du Ghana dont ils étaient les gouverneurs.Ça s’explique aussi par la vision des soninkés de développer leurs terroirs sans rien attendre de l’Etat. 
Il est temps d’appeler les autorités d’investir encore plus dans ces zones et d’accompagner les investissements de personnel sérieux et qualifié. Accompagner la diaspora soninké dans ses projets, les assister durablement est gage d’amour à la patrie.

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